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Pourquoi nous utilisons le système des 23 saisons en analyse de couleurs

Dernière mise à jour : il y a 5 jours


L’analyse de couleurs classique est souvent présentée comme une question de saisons —Printemps, Été, Automne, Hiver — puis déclinée en 12, 16 ou 23 sous-variantes. Y a-t-il un système meilleur qu'un autre, et si oui, lequel?



La métaphore la plus simple


J'aime l'expliquer simplement avec l'image d'une roue des couleurs divisée en pointes de tarte. Plus on divise cette roue en pointes plus petites (12, 16 ou 23), plus chaque pointe devient étroite. Une pointe plus étroite, donc plus précise, permet donc d'identifier des nuances qui sont plus certaines d'être en harmonie avec votre colorimétrie naturelle qu'une pointe plus large qui recouvre une plus grande étendue de couleurs.


C'est souvent la raison pour laquelle certaines personnes trouvent que plusieurs couleurs de leur palette 12 ou 16 saisons leur conviennent moins bien : la couverture est trop large et manque de précision pour eux. Une analyse plus précise réduit ce phénomène et facilite le choix des couleurs lors du magasinage.


Contrairement à ce que l'on pourrait croire, une palette plus précise n'est pas plus restrictive. Lorsqu'on comprend également quelles palettes voisines peuvent nous convenir (ce que je vous explique toujours), on dispose d'une grande flexibilité tout en sachant quelles teintes sont réellement optimales.


À mon avis, puisque la plupart des gens ne font leur colorimétrie qu'une seule fois, il est préférable d'obtenir le niveau de précision le plus élevé possible afin de faire des choix plus éclairés et plus cohérents à long terme.



Des bases communes — des cadres d’analyse différents


Les systèmes à 12 saisons, 16 saisons et 23 saisons reposent sur le même principe de base: la couleur interagit avec le visage selon les caractéristiques de la température, de la clarté, de la profondeur et du contraste personnels.


Notre mur Pantone
Notre mur Pantone

L’objectif est également toujours le même : identifier les couleurs qui s’harmonisent le plus naturellement avec une personne, en observant leurs effets la peau, les yeux, les cheveux et le niveau de contraste global.


Chaque système propose cependant des façons différentes d’organiser et de lire ces informations; l'algorithme de l'approche est légèrement différent.





Quand des palettes proches donnent pourtant des résultats différents


Il est souvent avancé que la majorité des gens ne perçoivent pas immédiatement les différences entre les palettes issues de ces systèmes. Dans une certaine mesure, cela peut être vrai. 


Quatre palettes d'hiver des 23 saisons du International Image Institute
Quatre palettes d'hiver des 23 saisons du International Image Institute

Au premier regard, plusieurs palettes peuvent certainement sembler très similaires; cependant, dans la pratique, elles produisent des effets différents sur la luminosité du visage. De subtiles variations de clarté, de contraste ou de profondeur influencent la façon dont une couleur s’intègre à l’ensemble — selon la lumière, le maquillage ou les vêtements portés.


Ces nuances expliquent pourquoi certaines palettes fonctionnent de manière plus constante, plus naturelle et plus cohérente dans le temps que d’autres. Elles expliquent pourquoi certaines couleurs peuvent bien nous convenir une journée, puis moins la suivante.


Une analyse professionnelle repose sur l’observation répétée de la réaction du visage à la couleur afin d’identifier les harmonies qui fonctionnent de façon fiable et durable. Nous recherchons des résultats clairs et reproductibles... d'une approche algorithmique quasi mathématique... (je suis médecin, quand même!)


Pour cette raison, chez Studio Écru, nous utilisons le système des 23 saisons pour la précision qu’il offre, afin d'affiner notre évaluation le plus possible et assurer la qualité et la cohérence des recommandations que nous donnons dans le temps.



Le système à 16 saisons : quand la saison suffit


Le système à 16 saisons structure l’harmonie autour de quatre grandes familles saisonnières — Printemps, Été, Automne et Hiver — chacune subdivisée en sous-saisons.


Dans ce cadre :

  • Clair, Doux, Profond et Lumineux viennent affiner une saison existante

  • la saison demeure le repère principal

  • l’harmonie est expliquée par l’appartenance à une famille


Cette approche est efficace lorsque la température et la saison sont évidentes. Elle offre des repères clairs, largement reconnus et faciles à utiliser.



Quand une qualité compte plus que la saison


Le système à 23 saisons adopte une logique différente.

Plutôt que de traiter clair, doux, profond et vif

comme de simples modificateurs, il les reconnaît comme des harmonies autonomes, à part entière.


Cette approche repose sur une observation simple : certains visages réagissent avant tout à une qualité chromatique dominante, indépendamment des limites saisonnières classiques. Le ton n'a pas nécessairement à être plus chaud ou froid, il a plutôt tendance à être neutre.


Lorsqu’elle est respectée, cette qualité devient le fil conducteur des choix de couleurs — et apporte une cohérence souvent ressentie immédiatement.



Pourquoi plus de précision améliore réellement l’expérience


Pour beaucoup de personnes, les différences entre certaines palettes peuvent sembler discrètes.

Mais ces nuances expliquent des situations très concrètes : des couleurs qui fonctionnent dans un contexte mais moins dans un autre,des vêtements techniquement justes mais peu flatteurs, ou une palette difficile à appliquer de façon constante.



Une analyse experte, traduite en repères simples


Chez Studio Écru, la précision n'est évidemment pas notre seule priorité. La pertinence et la facilité de l'applicabilité des résultats l'est aussi!

Comparaison de deux palettes du système des 23 saisons
Comparaison de deux palettes du système des 23 saisons

Même si l’analyse repose sur le système à 23 saisons, le résultat est donc toujours :


  • expliqué de façon claire avec des repères concrets et simples;

  • transmis dans un rapport avec des nuanciers faciles d'utilisation;

  • accompagné de l’équivalent dans le système à 16 saisons si pertinent et désiré.


Vous repartez avec une palette que vous comprenez — et que vous utilisez réellement, au quotidien, pour vos vêtements, accessoires et choix de maquillage.



Notre approche


En conclusion, les systèmes à 12, 16 et 23 saisons reposent sur les mêmes principes, mais structurent l’analyse selon des logiques différentes.


Malgré sa plus grande complexité, j'opte toujours pour le système à 23 saisons pour la précision qu'il offre dans la colorimétrie personnelle. Je traduis ensuite cette précision en recommandations lisibles, cohérentes et faciles à appliquer, pour que les résultats soient les plus justes, clairs et utiles possible pour vous au long cours.





 
 
 

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